|
La tableau suivant résume les arguments montrant clairement qu’il existe bien deux manuscrits relatifs au troisième secret. (Du moins ont-ils existé jusque dans les années 1980 ; nous spécifions ceci de peur que, dans les années à venir, on ne découvre que le premier texte a été perdu ou détruit.) Nous développerons ces arguments au fil de l’article.
Premier fait
L’annonce faite par le Vatican le 8 février 1960 et communiquée par l’agence de presse portugaise à Rome, Agencia Nacional de Informação, nous dit que le texte du troisième secret (c’est-à-dire le premier texte ; voir le tableau ci-dessus) comporte les paroles mêmes de Notre-Dame : Dans des cercles du Vatican hautement dignes de foi, on vient de déclarer au représentant de l‘United Press International qu’il est fort probable que la lettre dans laquelle soeur Lucie écrivit les paroles que la Vierge Marie adressa aux trois pastoureaux de la Cova da Iria, ne soit jamais ouverte.6 Le témoignage personnel de soeur Lucie montre que le troisième secret est inséré dans les paroles de Notre-Dame. Le frère Michel rapporte : Dans son troisième Mémoire, rédigé en juillet-août 1941, soeur Lucie s’était contentée de mentionner l’existence d’une troisième partie du secret, mais elle n’en avait encore rien dit. Ce fut quelques mois plus tard, dans son quatrième Mémoire, écrit d’octobre à décembre 1941, qu’elle se décida à en dire davantage. Elle retranscrivit alors presque littéralement le texte du troisième Mémoire, mais en ajoutant à la suite des derniers mots – «et il sera donné au monde un temps de paix» – la nouvelle phrase : «Em Portugal se conservará sempre o dogma da fé, etc.7» Ces mots signifient : «Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi, etc.» ; ils sont de Notre-Dame. Le frère Michel explique encore : Si bien qu’en 1943, lorsque Mgr da Silva lui eut demandé d’en rédiger le texte [du troisième secret] et qu’elle rencontrait d’insurmontables difficultés pour obéir à cet ordre, elle déclara un jour que ce n’était pas absolument nécessaire de le faire, «puisque, d’une certaine façon, elle l’avait dit.8» Sans doute, faisait-elle allusion aux dix mots discrètement ajoutées en décembre 1941 au texte du grand secret, mais si discrètement ajoutés que presque personne n’y prendra garde.9 [...] Cette phrase introduit une pensée nouvelle, et incomplète, au sujet du secret. Elle suggère qu’il y a une suite. Elle sous-entend que le «etc.» tient la place de la troisième partie du secret. Or le manuscrit révélé au mois de juin 2000 par le Vatican (le second texte dans le tableau ci-dessus), publié dans la brochure éditée par le Vatican : Le Message de Fatima, ne contient aucune parole de Notre-Dame. Il décrit seulement la vision du secret par les trois enfants de Fatima. De plus, ce texte n’explique pas la nouvelle phrase ni le «etc.» que soeur Lucie a ajouté au secret dans son quatrième Mémoire. Ainsi, il existe un autre texte qui suit la phrase ajoutée, et des paroles de Notre-Dame manquent à cet endroit. Conclusion à tirer de ce premier fait Nous sommes donc en présence de deux documents : l’un contenant les paroles de Notre-Dame, l’autre décrivant la vision des trois enfants, dans laquelle on ne trouve aucune parole pouvant être attribuée à la sainte Vierge.
troisieme secret continuez ... | |||||||||||||||||||||||||||||||||||